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dimanche 27 mars 2022

France 2022, mise à jour et 2ème tour

 Bonjour,

Les nouveaux sondages publiés au cours de la dernière semaine confirment la tendance constatée la semaine dernière. On a l'impression que les intentions de vote sont figées, quels que soient les candidats. Emmanuel Macron est en tête avec environ 30% des intentions de vote, stables depuis environ début mars, après une remontée mi-février. L'appui à Marine LePen a augmenté d'un ou deux points depuis janvier; il est stable à 19 %. Enfin, il est définitivement trop tard pour Mélenchon, qui stagne à environ 14%. Il lui faudrait un miracle -- du type de la vague orange survenue lors de l'élection de 2011 au Canada -- mais les conditions actuelles en France sont très différentes. On se dirige donc vers un duel Macron-Le Pen au deuxième tour.


Le deuxième graphique montre les intentions de vote au deuxième tour pour un tel duel. La hausse puis la stabilisation de l'appui à Emmanuel Macron se confirme également pour ces intentions de vote hypothétiques.


On peut se demander comment les partisans des autres candidats voteront au deuxième tour? Harris Interactive produit un tableau croisé de ces intentions de vote. Il montre (voir diapo 17) que la majorité des appuis aux autres candidats ira à Emmanuel Macron, à l'exception des appuis à Eric Zemmour qui iraient à Marine LePen. On trouve en outre une proportion variable de partisans des autres candidats qui déclarent vouloir s'abstenir, voter nul ou votre blanc.

Un dernier point sur les différences entre les instituts en fonction des sources de données. Les dernières analyses confirment celles que j'ai présentées dans mon précédent billet. Cluster17 continue à se distinguer des firmes utilisant des access panel par des estimations un peu différentes des appuis aux candidats plus extrêmes, soit plus bas pour Le Pen et plus élevés pour Mélenchon et Zemmour.

En conclusion

L'expérience m'a montré que la prédiction est dangereuse. Il reste que, cette fois-ci, je m'intéresserai surtout à voir si la prédiction des sondages se situe à l'intérieur des marges d'erreur et à voir l'impact de la source des données. La prédiction du gagnant ne semble pas faire de doute.


P.S. Du point de vue statistiques, j'ai modifié un paramètre de la régression locale (,50 plutôt que ,65 pour Epanechnikov) pour que les courbes tiennent mieux compte des estimations publiées depuis les deux dernières semaines.

lundi 21 mars 2022

France 2022, plus que 20 jours

 Bonjour,

 

Bonjour,

Voici quelques analyses sur les sondages du premier tour de la prochaine élection présidentielle française de 2022. Je présente d'abord l'évolution des intentions des intentions de vote depuis le début janvier, telles que mesurées par neuf instituts. Je regarde ensuite si des différences méthodologiques entre les divers instituts conduisent à des différences dans les estimations.

 Les intentions de vote globales

La figure 1 montre l'évolution récente des intentions de vote. Les points représentent les estimations des instituts. Ils sont situés au point milieu de la cueillette des données. Les lignes représentent l'estimation produite par régression locale. On constate que l'appui à Emmanuel Macron a fait un bond important, passant de 25% à plus de 30% entre la mi-février et la mi-mars. Toutefois, cette hausse semble s'être stabilisée au cours de la dernière semaine. En deuxième, l'appui à Marine Le Pen est stable depuis janvier, à environ 18%. Les trois autre candidats les plus importants -- Jean-Luc Mélenchon, Valérie Pécresse et Eric Zemmour -- sont pratiquement à égalité entre 10% et 13%. Toutefois, seul l'appui à Mélenchon a progressé depuis janvier alors que l'appui à Pécresse a fait une chute d'environ sept points et l'appui à Zemmour est retombé à son niveau de départ après une légère hausse en janvier.

On est donc loin de la situation de 2017 où quatre candidats -- Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon ont terminé avec entre 20 et 24 pourcent du vote. Par contre, en 2017, à un mois de l'élection, l'appui à Mélenchon était au même niveau que maintenant. Il avait fait des gains importants pendant le dernier mois aux dépens de Benoit Hamon.

 

 Quel impact des méthodologies des instituts?

Tous les instituts utilisent une pondération basée entre autres sur le ou les votes déclarés à l'élection présidentielle de 2017 et, dans un cas, aux élections régionales de 2021. Cette pratique entraîne une réduction de la variance dans les estimations, ce qui explique le peu d'écart entre les instituts. De plus tous les instituts administrent leurs sondages via internet. Ils se distinguent toutefois dans la source utilisée pour sélectionner leurs échantillons. Quatre firmes utilisent leur propre panel de volontaires, non probabiliste, appelé access panel en France. Deux firmes utilisent l'access panel de Bilendi. Enfin, une firme, Cluster17, utilise une source totalement différente, plus probabiliste. La Commission des sondages a émis un mise au point à l'encontre de cette firme, jugeant que la base de sondages n'était pas bien contrôlée par la firme. Or cette firme semble produire des estimations un peu différentes de celle des autres firmes pour certains candidats, du moins.

La question qui se pose est de savoir si les estimations des firmes se distinguent significativement en fonction de la source des données utilisées, si cette différence persistera pendant toute la campagne et au final, si certaines sources donneront une meilleure estimation des intentions de vote. La question est d'autant plus importante que la plupart sinon tous les sondages électoraux se font maintenant par internet dans plusieurs pays mais que des méthodologies différentes apparaissent pour ce qui est des sources d'échantillons.

Statistiquement, les sources de données de type acces panel, que ce soit les panels propriétaires ou le Panel Bilendi donnent des résultats similaires. Seul Cluster17 se distingue, surtout par une évaluation plus élevée pour Mélenchon et Zemmour et par une évaluation plus basse de l'appui à Le Pen. On n'est donc pas devant un cas de "biais idéologique" mais plutôt de différence dans l'estimation des extrêmes. Les instituts ne se distinguent pas par une estimation différente de l'appui à Macron et à Pécresse.

Cluster17 -- la ligne mauve -- donne une évaluation systématiquement plus élevée de l'appui à Mélenchon comme on peut le voir dans le graphique suivant. Par contre, la différence semble en voie de s'atténuer.



Pour ce qui est de LePen, Cluster17 produit une estimation légèrement plus basse. toutefois, contrairement à ce que l'on voit pour Mélenchon, il arrive que d'autres instituts aient des estimations similaires ou même plus basses que celles de Cluster17 -- comme on le voit par les points bleus qui représentent les estimations de sondage utilisant un acces panel.


Enfin, Cluster17 estime l'appui à Zemmour plus élevé que les autres instituts mais trace la même évolution dans le temps.

En résumé, la différence entre Cluster17 et les autres instituts existe, du moins pour le moment, pour trois des cinq principaux candidats. Elle semble se concentrer dans les extrêmes, de droite ou de gauche. Il faut se rappeler que l'appui à ce type de candidats -- rappelons entre autres Jean-Marie LePen en 2002 -- a longtemps été difficile à estimer en France comme ailleurs. Par ailleurs, les différences, quoique significatives, ne sont pas si importantes -- de deux à trois points de pourcentage en moyenne. L'avenir dira "qui a raison". 

Conclusion

Pour le moment, la situation semble assez claire. Tous les sondeurs "prédisent" un duel Macron-LePen au deuxième tour. Il faut toutefois se rappeler qu'il y avait eu un mouvement important vers Mélenchon durant le dernier mois de la campagne de 2017. Pour le moment, Mélenchon semble assez loin de LePen. L'appui aux trois candidats "éliminés" est très similaire mais seul Mélenchon est en progression. Donc, tout n'est pas encore joué définitivement.


Au plaisir

mercredi 22 septembre 2021

Canada 2021- Un bilan positif des sondages

 Bonjour,

 

Voici les mêmes graphiques que j'ai publiés le jour de l'élection avec l'ajout des résultats de l'élection publiés sur le site de Elections Canada, aujourd'hui à 14h00. Les résultats n'ont pas beaucoup changé depuis hier et ils ne devraient pas changer de façon notable.

Quelle performance des sondages -- et des sondeurs? Comme le montre le graphique suivant, les sondages ont été relativement précis pour ce qui est de l'ensemble du Canada. Les très légères sur ou sous-estimations sont attendues: Légère sous-estimation du vote pour le PCC et surestimation du vote pour le NPD, le PPC et le Parti Vert. 

Il est fréquent que l'on retrouve ce type d'écart. Entre autres, les petits partis sont habituellement sous-estimés. Il peut y avoir des raisons méthodologiques à cette situation: Est-ce que les noms des petits partis sont mentionnés par les sondeurs, est-ce que les divers partis sont proposés aux répondants en rotation et est-ce que les petits partis sont inclus dans la rotation de telle sorte qu'ils pourraient à l'occasion être proposés en début de liste? Si les noms des petits partis sont mentionnés, qu'il y a rotation et que les petits partis font partie de la rotation, ceci tendra à gonfler un peu les intentions de vote pour ces partis. Par ailleurs, mes recherches ont montré que ceux-celles qui déclaraient vouloir voter pour un petit parti avaient moins tendance à aller voter.

 

Pour ce qui est du Québec, les mêmes phénomènes notés pour le Canada sont présents. Par contre, l'estimation du vote pour le Bloc et pour le PLC est presque parfaite, ceci malgré le faible écart dans les intentions de vote pour les deux partis.


Pour ce qui est de l'Ontario, la situation est un peu différente. D'une part, le vote pour les petits partis est assez bien estimé. D'autre part, la sous-estimation du vote Conservateur est plus importante. Tout comme ailleurs, les appuis au NPD sont légèrement surestimés.


Enfin, pour ce qui est de la Colombie Britannique, la situation est également un peu différente puisque ce sont les appuis au PLC qui sont sous-estimés alors que les appuis au PCC et au NPD sont très bien estimés, tout comme les appuis aux petits partis.

 


 

En résumé, une très bonne performance des sondages et des sondeurs pour cette élection, avec toutefois les mêmes bémols que pour les autres élections fédérales, biais que l'on devra garder en tête parce qu'ils pourraient avoir plus de conséquences que cette fois-ci. Les sondages ont tendance à sous-estimer un peu les Conservateurs et à surestimer un peu le NPD et les petits partis. Pour ce qui est des petits partis, il y aurait possiblement lieu de réviser certaines méthodes utilisées pour mesurer l'intention de vote.

lundi 20 septembre 2021

Objects may be closer than they appeared

 Bonjour,

 

Juste une mise à jour qui ajoute les derniers sondages publiés hier après midi. Cette mise à jour montre un resserrement des écarts entre le PLC et le PCC au Canada dans l'ensemble et entre le PLC et le Bloc au Québec, entre autres. C'est minime mais ça existe et ça peut éclairer les résultats.

Je  mets simplement les graphiques pour le Canada, le Québec, l'Ontario et la Colombie Britannique.

 


 







dimanche 19 septembre 2021

Petit billet de veille d'élection

 Bonjour,

Juste pour mémoire, quelques graphiques qui donnent une idée de ce qui s'est passé et ce qui risque de se passer. Cela permettra de mieux comparer sondages et résultats électoraux. Les graphiques sont présentés pour le Canada globalement et pour le Québec, l'Ontario et la Colombie Britannique.

 D'abord, pour ce qui est de l'ensemble du Canada. Après une baisse des appuis dans les deux premières semaines de la campagne, le PLC a freiné sa descente et il est même possiblement en légère remontée. Il serait en ce moment à environ 32% d'intention de vote, près de deux points devant le PCC. Le NPD est demeuré stable autour de 20%.


Pour ce qui est du Québec, il semble que c'est d'abord et avant tout le premier débat en français à TVA qui a changé la donne. C'est à ce moment que la baisse des appuis au PLC cesse et que le Bloc commence à gagner des appuis. Par contre, le PCC qui avait pris des appuis au Libéraux jusqu'à ce moment-là se met à en perdre. Les appuis au NPD quant à eux ont légèrement augmenté pour redescendre ensuite sans que l'on puisse vraiment attribuer les mouvements aux débats. Le PLC serait en ce moment à 33%, le Bloc à 29%, le PCC à 18% et le NPD à près de 12%.



La situation en Ontario a également sa propre dynamique. Le PLC a amorcé une remontée à partir de la fin août concurremment à une baisse des appuis au PCC. Par contre, le NPD est demeuré relativement stable. Au final, les appuis au PLC atteindraient près de 39% alors que les appuis au PCC seraient à environ 33% et ceux du NPD à 20%.



La dynamique en Colombie Britannique est elle aussi différente de ce qui s'est passé au Québec et en Ontario. Le PLC a à peine réussi à freiner la baisse de ses appuis de début de campagne. Tant le NPD que le PCC en ont profité. Le PCC aurait augmenté ses appuis en fin de campagne, ce qui l'amènerait à près de 33%, trois points devant le NPD à 30% et près de huit points devant le PLC à 25%.

En résumé, la dynamique nationale provient de dynamiques locales parfois opposées -- baisse du PLC en Colombie Britannique mais hausse en Ontario, par exemple, inverse pour le PCC. Par contre, l'appui au NPD a augmenté uniquement en Colombie Britannique et ceci malgré que les appuis au Parti vert aient diminué -- faiblement -- partout. Quant à l'appui au PPC, il a augmenté partout et il se situe entre 5% et 7%. Cet appui dépasse maintenant l'appui au Parti Vert, sauf en Colombie Britannique.

J'ai également vérifié s'il y avait des différences d'estimation selon les modes d'administration des sondages. Il y avait des différences relativement évidentes pour certains partis, dans certaines provinces lorsque j'ai fait des analyses plus tôt dans la campagne (le 8 septembre). Toutefois, ces différences se sont maintenant estompées ou sinon, ont fortement diminué. Les estimations finales des intentions de vote ne varient donc pas de façon importante selon les modes d'administration. La même situation s'était produite en 2019.

Enfin, il faut noter que les sondages se sont rarement trompés de façon importante aux élections fédérales, sauf en 2004 où ils avaient fortement sous-estimé le PLC (voir http://ahlessondages.blogspot.com/2019/08/les-campagnes-se-suivent.html).


Note: Remerciements à Luis Patricio Pena Ibarra pour le répérage et l'entrée des données et des informations sur les sondages.


mercredi 8 septembre 2021

Où en sommes-nous? un billet pré-débat

 Bonjour,

 

Dans ce billet, je vais d'abord présenter brièvement la situation au Canada, puis je vais me présenter la situation au Québec, question de savoir où nous en sommes avant le deuxième débat en français. Je termine par une brève analyse de l'impact du mode d'administration sur l'estimation de l'appui au Bloc.

Le Canada

Un mot d'abord sur le Canada.  Le graphique suivant montre l'évolution des intentions de vote dans l'ensemble du Canada telle que décrite par les sondages publiés depuis le 1er août 2021. Comme on le voit, après un "échange de première place" entre le Parti Libéral (PLC) et le Parti Conservateur (PCC) dans les deux premières semaines de la campagne, les intentions de vote globales se sont stabilisées pour tous les partis au cours des dix derniers jours.

 
 
Par contre, les mouvements ne sont pas les mêmes dans diverses parties du Canada. Le graphique suivant montre l'évolution des intentions de vote pour le PCC à titre d'exemple. Globalement, l'appui au PCC a augmenté depuis le début de la campagne. Toutefois, en Colombie Britannique, cet appui est en diminution depuis environ deux semaines alors qu'au Québec, la hausse a commencé dès la mi-août et s'est poursuivie depuis. Enfin, en Ontario, l'appui au PCC est stable depuis la troisième semaine d'août.
 
 


Pendant ce temps au Québec

 Au Québec, la situation est très différente. Les évolutions sont plus variables étant donnée la taille des échantillons. Il demeure toutefois qu'après une légère baisse vers la fin août, le PLC a maintenu ses appuis. Plus aucune baisse depuis le début septembre. Ses appuis se situent à environ 34%. Pour ce qui est du Bloc, là aussi, une grande stabilité des appuis, à environ 26%. Le PCC a fait des gains depuis la troisième semaine d'août et se situerait à environ 21%. Il serait toujours en montée. Quand au NPD, sa légère montée en début de campagne semble stabilisée autour de 14%. Et les Verts se situent autour de 3,5%.


 Mais attention aux modes d'administration

Le graphique suivant illustre les différences d'estimation selon les modes d'administration des sondages. Étant donné le nombre de sondages utilisant chaque mode, on peut difficilement faire des anayses fines. Le graphique montre le portrait différent tracé par les sondages Web et les autres sondages, qui comprennent les sondages IVR, téléphoniques et mixtes.

Les sondages Web estiment les appuis au Bloc de quatre à huit points plus élevés que les autres sondages "en moyenne". Par contre, il n'y a pas beaucoup de différence dans l'estimation de l'appui aux autres partis selon le mode d'administration. On note également que les sondages Web estiment que l'appui au Bloc est relativement stable alors que les autres sondages voient plutôt une hausse de l'appui en début de campagne et une baisse subséquente. Il faut évidemment être prudent puisqu'il n'y a pas beaucoup de sondages sur lesquels on peut baser les analyses, que les sondages web constituent près de 75% des sondages et que les tailles d'échantillon sont petites. Les élections nous permettront sans doute d'y voir plus clair.



En conclusion

La situation telle qu'estimée par les sondages est relativement stable à la veille du débat. Notons toutefois que les sondages terminés hier et publiés aujourd'hui ont été effectués dans les derniers quatre jours. Ils ne peuvent refléter des évolutions plus récentes. Pour ce qui est de l'évolution de l'appui au Bloc, il faut être conscient que les estimations varient selon le mode d'administration et donc, en tenir compte dans le suivi de la situation.

mardi 16 mars 2021

Mesurer la démocratie

 

Qu’est-ce que la démocratie? Comment la définit-on? Comment la mesure-t-on? Nombre d’organisations et de chercheurs ont essayé depuis Gastil en 1972 (Freedom House) jusqu’à The Economist plus récemment de mesurer la démocratie et d’ordonner les pays en fonction de cette mesure. Dans cette présentation, nous comparons cinq indices de démocratie – Freedom House, Polity IV, V-DEM, Global State of Democracy et The Economist Intelligence Unit. Nous examinons pour chacun, la définition de la démocratie et sa mesure, sa fiabilité et sa validité interne et externe. Nous questionnons les divers indices à la fois d’un point de vue statistique et d’un point de vue socio-politique. Nous concluons par un questionnement. Qu’est-ce que la démocratie, qu’est-ce que sa mesure devrait inclure? Quelle importance accorder aux divers éléments qui la composent?  

Voici le lien à la présentation video


 Et aux diapos:

Mesurer la démocratie - fichier de présentation


Au plaisir

 

 


 
































 

 

Pour information :

Freedom House : https://freedomhouse.org/report/freedom-world

Economist Intelligent Unit: https://www.eiu.com/n/campaigns/democracy-index-2020/

Polity 4 : https://www.systemicpeace.org/polity/polity4.htm

V_Dem : https://www.v-dem.net/fr/

Global State of Democracy: https://www.idea.int/data-tools/tools/global-state-democracy-indices

Coppedge et al. 2017: V_Dem Comparisons and Contrasts with Other Measurement Projects https://www.v-dem.net/media/filer_public/d9/4b/d94b308e-c2f0-41ec-8f3e-858239e1247f/v-dem_working_paper_2017_45.pdf